Le Bio par rapport au Conventionnel dans le réchauffement climatique

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) par hectare occasionnées par l’agriculture bio sont beaucoup moins importantes que dans l’agriculture conventionnelle : 48 à 66% en bio par rapport au conventionnel, selon la littérature spécialisée internationale. L’agriculture bio, parce qu’elle contient davantage de matière organique et permet aux sols de mieux vivre, entraîne ainsi une meilleure séquestration du carbone. Les multiples expérimentations de terrain dans différents pays montrent que la fertilisation en bio présente plusieurs atouts:

● elle augmente de façon non négligeable le carbone biologique du sol
● elle accentue la séquestration de CO2 de l’atmosphère dans le sol
● elle maximise les performances en ressources renouvelables et en durabilité des
ressources
● elle améliore la biodiversité et l’équilibre de la microflore et la microfaune du sol
● elle optimise le flux de nutriments et d’énergie dans les agro­écosystèmes.

Certains experts affirment aujourd’hui que le Bio réduirait les dépenses énergétiques de 25 à 50% par rapport à l’agriculture conventionnelle. En restaurant les sols dégradés et en adoptant des pratiques de gestion durable telles que la rotation des cultures, le zéro labour ou semis direct, l’agroécologie et l’agroforesterie, il serait donc possible de réduire les émissions de GES provenant de l’agriculture, d’améliorer la séquestration du carbone et de renforcer la résilience aux changements climatiques.

Slim Kabbaj

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fill out this field
Fill out this field
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Menu